Réparez le quotidien avec l’impression 3D

Nous traversons actuellement une curieuse époque. Une époque où la capacité de production mondiale est à un de ses niveaux les plus bas depuis le début du 20ème siècle, où les chaînes d’approvisionnement se trouvent perturbées et où les magasins, mis à part les supermarchés et les pharmacies, nous sont inaccessibles.

Là où l’abondance régnait en maîtresse et où nous pouvions librement commander un nouvel aspirateur pour remplacer l’ancien qui ne marche plus, nous nous retrouvons à être obligés à réparer cet ancien aspirateur, ou machine à laver, ou pour prendre l’exemple d’un membre de l’équipe plast’if : un casque audio.

On saluera la tentative de notre collègue de réparer son casque avec du scotch, pour une efficacité...pas tout à fait optimale.

La réparation, un des noyaux de l’économie circulaire

Les enjeux de la réparation sont cruciaux; la durée de vie de l’électroménager diminue d’année en année et les consommateurs sont régulièrement obligés d’acheter des nouveaux téléphones, machines à laver, ordinateurs, pour remplacer les anciens. De plus, bien que la majorité des objets électroniques sont recyclables, seulement 20% sont vraiment recyclés. (1)

Nous avions déjà parlé de l’importance de la réparation (2) et brièvement du rôle que peut jouer l’impression 3D dans le processus, mais il est toujours utile de rappeler que la réparation est un des principes de l’économie circulaire, car tout objet réparé, toute durée de vie allongée, permet de prévenir la production d’un objet neuf, qui nécessite des matériaux vierges et parfois rares, issus du pétrole et des mines, en plus de nécessiter de l’énergie précieuse.

Comment l’impression 3D nous aide à réparer les objets

L’impression 3D vient appuyer cet avantage, grâce à son mode de fabrication additive, qui est moins gourmand en matière et qui peut, de plus, utiliser de la matière recyclée. 

Mais l’avantage principal de l’impression 3D est sans doute la pléthore de géométries et mécanismes qu’elle peut imprimer. On peut ainsi imprimer des formes complexes d’objets, des objets en plusieurs parties qu’on assemble pour créer des mécanismes spécifiques et de dimensions qu’on peut facilement ajuster. De plus, l’impression 3D étant utilisée pour le prototypage (3) depuis ses débuts, il est aussi possible de réajuster des objets dont les dimensions ne conviennent pas. 

Pour citer quelques exemples, il est possible d’imprimer des pistons ou des adaptateurs pour réparer sa machine à café et son aspirateur. Il serait aussi possible d’imprimer une pince pour réparer le casque audio de notre collègue, mais pas de bol, celui-ci ne dispose pas d’une imprimante, et même s’il en avait une, il ne saurait pas créer le modèle 3D nécessaire à l’impression. Alors, que pourrait-il faire?

Réparer votre aspirateur peut faire énormément plaisir à vos animaux de compagnie, ce qui est bien entendu la fonction primaire d’un aspirateur.

Concernant les modèles 3D, il existe plusieurs sources sur internet qui proposent des modèles 3D Open-Source, tels que Happy3D (4), site conçu par Boulanger et Dagoma qui propose des fichiers 3D permettant d’imprimer des pièces détachées pour l’électroménager. Il y a aussi le site Toy Rescue (5), qui propose des petites pièces pour réparer les jouets de vos petits bambins.

Et pour les imprimantes 3D, il est possible d’aller chez un Fablab, ou laboratoire de fabrication, sorte d’atelier où chacun peut venir utiliser diverses machines dont des imprimantes 3D, dans le but de fabriquer ou réparer. Pour connaître les fablabs autour de chez vous, le site Makery (6) répertorie tous les fablabs de France. 

Pour soutenir l’initiative de l’optimisation de consommation via la réparation, il est important aussi d’adopter d’autres bonnes pratiques, tels que la minimisation d’achat et le recours à l’auto-fabrication d’objets utiles. Un exemple concret de cette initiative est la fabrication des masques où on en trouve de toutes couleurs et toutes formes. Un bout de tissu propre et stérilisé et un fil suffisent pour en fabriquer un et se passer des deals du marché noir.  

Recycler et réparer, où comment allier deux principes de l’économie circulaire

La règle des 5R de l’économie circulaire (ou 4R et 1C en français) est comme suit : Refuser ce dont on n’a pas besoin, Réduire notre consommation, Réutiliser et Réparer ce qui peut l’être, Recycler quand c’est possible, et Composter. 

La réparation, même quand elle permet de remplacer juste une pièce au lieu de remplacer l’objet dans sa totalité, nécessite tout de même de la matière première, même si cette pièce est imprimée en 3D. Mais il est aussi possible d’utiliser des matériaux recyclés pour produire cette pièce, réduisant donc l’empreinte environnementale de la fabrication de cette pièce. 

Et cela est une des missions de Plast’if de permettre d’imprimer des objets utiles et réparer ce qui le nécessite, ainsi que rendre l’impression 3D accessible au plus grand nombre. 

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