"Méga-feux" en Australie... Pourquoi sont-ils aussi extrêmes ?

On le sait tous, on l’a tous lu, vu, vécu : l’Australie brûle, et le monde est sous le choc. Après les feux en Californie en 2018, les feux en Amazonie de janvier 2019 à octobre 2019, la planète ne veut plus s’arrêter et continue de brûler, cette fois ci sur l’île-continent, et ce depuis déjà cinq mois… 
 
Mais comment se fait-il que ces feux en Australie soient encore plus intenses que ceux d’Amazonie et de Californie ? En effet, on parlait de la destruction du “poumon de la planète” pour l’Amazonie, mais ceux d’Australie ont été décrits comme “un air de fin du monde”. Quelles sont les raisons ? Le réchauffement climatique ? Les phénomènes atmosphériques ? 
 
C’est ce dont on vous parle dans cet article afin de mieux comprendre les lois de la nature. Car oui, elle est bien plus forte que nous et elle a voulu nous le faire comprendre.
Les feux en Australie, surnommés les “méga-feux”, ont fait ravage depuis le printemps austral et ce jusqu’à aujourd’hui : dix millions d’hectares sont d’ores et déjà partis en fumée (ce qui représente l’équivalent de seize départements français), plus d’un milliard d’animaux ont péri dans ces “bushfires” incontrôlables, des centaines de fermes et maisons sont tombées en ruine, une trentaine de personnes ont perdu la vie.
 
Les dégâts sont sinistres et les images font peur. Alors comment cela est-il arrivé ? Le réchauffement climatique est en cause, mais on ne peut pas dire que ce dernier est l’unique raison pour laquelle ces feux ont démarré, bien plus tôt que les années passées. 



En effet, l’Australie a vécu son année la plus chaude jamais observée en 2019 : + 1.5° de plus par rapport à la moyenne entre 1961 et 1990, et pour ce qui est du mois de décembre seul, l’augmentation a atteint 3.2°. Mais on ne parle pas que de chaleur, la sécheresse est également en cause puisque les précipitations sur le pays ont été bien plus faibles que les années passées. On parle de 40% de précipitation de moins que la moyenne et dans certaines régions du sud-est, cela peut atteindre 80% ! Pas étonnant que les feux ont commencé à devenir conséquents et inarrêtables… Mais cette sécheresse et cette chaleur sont elles-mêmes des conséquences de plusieurs facteurs : 


le dipôle de l’océan indien, mais qu’est-ce que c’est ? Un dipôle est la différence de température entre les parties occidentales et orientales de cet océan. Et sur la deuxième partie de l’année 2019, l’océan indien était sensiblement plus élevé du côté de l’Afrique que du côté de l’Indonésie. Par conséquent, cela a favorisé une activité pluvieuse à l’ouest et donc un assèchement des masses d’air à l’est de l’océan (et donc principalement sur l’Australie). Et parce que notre planète n’est pas faite n’importe comment, il existe également un autre phénomène d’oscillation antarctique et ce dernier n’a pas fait bon ménage avec notre fameux dipôle…


– oscillation antarctique, de quoi parle-t-on ? Celle-ci est liée à des flux de vents d’ouest qui ceinturent la planète : les quarantièmes rugissants et les cinquantièmes hurlants. Et pendant la deuxième moitié de 2019, cette oscillation était en phase dite “négative”, une disposition qui a donc favorisé un vent traversant l’Australie du nord-ouest vers le sud-est.
Et alors, si on met ces deux phénomènes ensemble, ce n’est pas tip-top.

En effet, le dipôle de l’océan indien a accumulé des masses d’air que l’oscillation a propagé du nord-ouest au sud-est. Ces “méga-feux” ne sont donc pas des conséquences directes du réchauffement climatique, mais plutôt une jonction de phénomènes atmosphériques. 
Attention, il ne faut pas non plus croire que le réchauffement climatique n’y est pour rien, ça serait se mentir à nous-mêmes et rassurer notre conscience !
 
Le réchauffement climatique est en effet en cause lorsque l’on observe l’intensité de ces feux et leur ampleur ! Ceux-ci peuvent eux-mêmes être liés au dérèglement climatique. Parce que oui, on observe tout de même un réchauffement global de la planète et l‘Australie le subit de plein fouet avec dans les cinq dernières années, les trois années les plus chaudes jamais enregistrées. Et ensuite, on peut souligner que le fameux dipôle a également atteint des grandeurs jusqu’alors jamais observée. 

 

En conclusion, il est assez complexe et difficile de quantifier la part du réchauffement climatique dans l’amplitude de ces méga-feux, mais les climatologues disent qu’en Australie, la sécheresse et la hausse des températures sont des conséquences du réchauffement climatique et sont amenées à s’aggraver.
Malheureusement, il faut donc réaliser que le réchauffement climatique et donc les catastrophes naturelles sont des conséquences de notre activité humaine sur cette planète et cela, le premier ministre australien n’a pas l’air de vouloir le comprendre. On pourrait même dire qu’il est comme notre ami Trump, légèrement climatosceptique. Il est vrai que l’Australie ne semble pas vouloir délaisser son charbon adoré et cela va finir par poser beaucoup de problèmes, étant donné l’urgence climatique…
 
PS : Il n’est jamais trop tard ! Si vous souhaitez apporter votre aide à cette île-continent, vous pouvez encore le faire.
En effet, vous pouvez aider des animaux blessés ou encore replanter des arbres, il vous suffit d’aller surfer sur le site de WWF.
! Ils vous remercieront ! 

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