L’impact environnemental du télétravail

Le télétravail est un phénomène qui existe depuis plusieurs années, rendu possible par le droit du travail à partir de 2012 et simplifié en 2017. Il concernait, en 2017, seulement 3% des salarié·es en France, qui en faisaient au moins un jour par semaine (1) . Bien entendu, cela était avant la crise sanitaire du Covid-19 et le confinement qu’elle a engendré, obligeant les salarié·es à se départager entre chômage partiel,  travail sur place et télétravail et ce dernier concernait 20% des salariés en Avril. Cela a permis de réduire les transports des salariés, ce qui a résulté en la réduction des émissions de CO2 durant le confinement.

Le télétravail : quel impact sur l’environnement ?

D’après l’ADEME, 74% des salarié·s se rendent au travail en voiture en France et l’inutilité de la voiture dans le cadre du télétravail, produirait, pour 2,9 jours télétravaillés par semaine,  une économie énorme : pas moins de 787 Kg de CO2 par individu et par an (Sachant que l’empreinte carbone des français·es est en moyenne de 12 tonnes de CO2. ) (3).  Cela représente une réduction de 30% des impacts environnementaux liés aux trajets domicile-bureau, et 58% des émissions de particules des voitures, combattant donc l’urgence climatique et améliorant la qualité de l’air. 

Cet impact positif le reste même si on prend en compte un potentiel effet rebond, c’est-à-dire la compensation partielle ou complète des réductions des émissions dûe à l’adaptation du comportement de la société; par exemple, l’augmentation du temps libre produite par le télétravail pourrait mener les personnes à faire plus de déplacements par ailleurs. D’après l’ADEME, le bilan d’impact du télétravail reste donc positif.

Le numérique, autre gros émetteur de Gaz à Effets de Serre (GES)

Mais pas si vite, car même si le manque de transport permet de diminuer les besoins en énergie et donc  le bilan carbone, ce dernier concerne une multitude de secteurs de consommation, dont un en particulier : le numérique. Celui-ci a connu une explosion de son usage durant la période du confinement (4), ce qui est assez inquiétant concernant son impact environnemental.

Le numérique est énormément gourmand en énergie, car il nécessite des ordinateurs, portables et autres outils qui nécessitent un tas de matières premières et d’électricité pour leur production et utilisation, ainsi que l’usage de data centers qui stockent toutes nos données, dont la consommation augmente chaque année de 30%.  Actuellement, le numérique émet 2% des GES sur le territoire français, et pourrait s’élever à 7% d’ici 2040, d’après un rapport d’information sénatorial très récent (5).  

 

Mais à quel point le numérique est-il émetteur et comment le mesurer concrètement ? Le think tank The Shift Project a créé un outil spécial pour le faire, qui s’appelle Carbonalyzer (6). Cet outil révèle par exemple que 32g de CO2, soit 150 mètres en voiture, peuvent être émis…en moins de 4 minutes de visionnage de vidéo sur internet. 

 

Les sénateur·ices jugent ainsi qu’il est nécessaire d’entreprendre différentes actions visant à réduire ces émissions, comme la création de data centers moins énergivores, la tarification proportionnelle à la consommation de données mobiles, et la sensibilisation du grand public aux éco-gestes numériques.

Comment utiliser le numérique de manière responsable ?

Les éco-gestes numériques, kézako ? Ce sont des gestes qui permettent de réduire l’empreinte carbone du numérique en adaptant certaines pratiques fortement émettrices de CO2 qui sont courantes chez les internautes, et en gardant les équipements plus longtemps. 

L’ADEME (7) a écrit un petit guide de gestes à mettre en place pour mieux utiliser le numérique. Ces gestes incluent : 

  • Fermer les pages internet une fois qu’on en a plus besoin
  • Privilégier les échanges audio que vidéo 
  • Compresser la taille des pièces jointes
  • Se désabonner des newsletters qu’on ne lit plus
  • Vider la corbeille des mails
  • Utiliser le cloud que si nécessaire
  • Réduire autant que possible le visionnage des vidéos
  • Préférer la Wi-Fi à la 4G quand c’est possible (En plus, ça permet de faire des économies!) 

Comme on a pu le voir, le télétravail peut être une manière de travailler plus douce pour le climat, qu’on peut rendre encore plus douce en consommant les données de manière plus responsable. Il faut aussi ne pas négliger que c’est un bon facteur d’épanouissement pour beaucoup de salarié·es; ainsi,  8 salarié·es sur 10 souhaitent continuer à faire du télétravail (8) car pour eux, cela représente plus de souplesse, de flexibilité, d’autonomie et de responsabilisation. De plus, 85% des salarié·es (9) trouvent que le télétravail permet d’améliorer leur équilibre vie privée/ vie professionnelle, car cela leur permet notamment de voir plus régulièrement leurs ami·es et leur familles, ainsi que de faire des activités extra-professionnelles sportives, artistiques, associatives…et bien d’autres.

Privilégiez le télétravail pour ceux qui le veulent ! Chez Plast’if, que nous sommes conscients de notre impact et nous proposons le télétravail à tous nos employés, bien que certains doivent se rendre au bureau de temps en temps car travaillant sur la machine zero.w .

Nous faisons également attention à l’empreinte carbone de notre numérique en privilégiant les réunions en audio, et en réduisant notre utilisation de mails. De plus, le site sur lequel vous lisez cet article est hébergé par un hébergeur durable, certifié ISO 51000, garantissant sa performance énergétique de bonne qualité, entre autres.

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