Le zéro-déchet vers une vie résiliente

Dans un article précédent, nous parlions des conséquences inattendues et positives de l’épidémie de Covid-19 sur l’environnement, notamment la baisse des émissions de gaz à effet de serre dans le monde et plus précisément de 34% sur le territoire français. (1) Le confinement nous a donc permis d’observer, de façon éphémère, ce que serait un monde avec moins de voitures, d’avions et d’usines qui marchent.

Il est cependant nécessaire de garder un oeil critique sur la situation. Comme pour la crise financière de 2008, un effet rebond et la reprise des émissions sont attendus, dans le but de “rattraper dans le temps perdu”, qui pourra se manifester aussi bien au niveau des producteurs qui veulent sauver leur chiffre d’affaires, mais aussi au niveau des consommateurs, qui peuvent à nouveau avoir accès à un certain confort de vie. Cet effet rebond n’est pas qu’une prédiction, car il est déjà constaté en Chine, les niveaux de polluants toxiques étant plus élevés en avril 2020 qu’en avril 2019, alors que le confinement a été levé le 7 avril à Wuhan, berceau du Covid-19.

Bien sûr, la pollution atmosphérique n’est pas le seul type de dégât environnemental qu’il peut y avoir, mais on constate aussi énormément de déchets, notamment des masques, qui parsèment nos rues (3), ainsi que des flacons de gel hydroalcoolique et des gants; c’est le retour en force du jetable.

Mais faut-il donc mettre pause à la transition écologique vers un mode de vie zéro déchet, sous prétexte de lutter contre l’épidémie? Selon Flore Berlingen de Zero Waste France (4), si les produits jetables sont perçus comme nécessaires au maintien d’une propreté et une désinfection efficace, c’est dû uniquement à leur marketing. Il est tout à fait possible de garder une propreté constante tout en conservant un mode de vie zéro déchet et basé sur le local, car s’il est important d’avoir des gestes barrière contre la transmission du virus, il est aussi important de cultiver des gestes barrière contre l’urgence climatique et l’effondrement de notre biodiversité. En voici quelques exemples: 

  • Fabriquer son gel hydroalcoolique maison; 
  • Utiliser un masque en tissu lavable;
  • Aller faire ses courses chez un producteur local si possible, sinon privilégier les AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) et autres circuits courts;
  • Ne pas utiliser de gants, privilégier la désinfection constante (Recommandation de l’OMS (5) ).
  • Privilégier le vélo pour les trajets. D’ailleurs, le gouvernement a mis en place une aide pour la réparation ou l’acquisition d’un vélo, vous pouvez la consulter sur https://www.coupdepoucevelo.fr/

Mais pourquoi adopter un mode de vie zéro déchet ? Car cela permettra de développer une certaine résilience, afin de pouvoir se remettre des chocs (tels que la crise sanitaire actuelle, mais également des chocs liés au réchauffement climatique). De pouvoir s’approvisionner de manière locale et d’avoir besoin de moins (car le zéro déchet est aussi un moyen d’économiser des ressources), sans avoir à faire appel à des chaînes d’approvisionnement longues et instables, comme nous l’a montré la tension d’approvisionnement en masques et en principes actifs pour l’industrie pharmaceutique, majoritairement produits en Chine.

Chez Plast’if, nous cultivons cet esprit du local, et nous souhaitons donner aux gens le pouvoir de créer et de réparer en utilisant des matières recyclées sur place.

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